35 days in NYC

Sep 27

Day 24

Apres une petite promenade matinale dans le quartier, je vais au cafe El Beit -le prefere de Graham- pour pouvoir travailler un peu et boire un cafe glace. Aujourd’hui est un des jours les plus chauds de la semaine.

Le cafe est bonde mais toujours aussi calme. Je commande mon cafe, en fond sonore les Smiths. Je pousse la porte arriere et m’installe confortablement a une table fraichement liberee. Tout le monde a un laptop, tous de la meme marque que je ne citerai pas ici. Et tout le monde tapote sur son clavier en silence.

En rentrant a l’appartement, je constate que les pigeons squattent le toit de la piscine municipale…

Plus tard je retrouve Chris, Eunice et leur fils Liam dans le quartier de Columbia pour deguster un burger digne de ce nom.

Je decide de marcher. La temperature a baisse avec la nuit mais est toujours agreable. J’adore marcher dans Manhattan la nuit. La ville change d’atmosphere tout en restant eveillee. C’est comme une deuxieme journee qui commence, mais la nuit.

Je marche depuis la 116eme jusqu’a la 72eme. Sur mon chemin je tombe sur Fairway, et ne peux m’empecher d’aller y faire un tour.

Je ramenerai bien une citrouille pour Halloween, mais Graham dit qu’ils ne me laisseront pas passer avec a l’aeroport. Ah bon?

Et puis quelques pas plus loin, dans la vitrine d’un magasin pour animaux de compagnie, un chat dort parmis des chiens en peluche, dans la vitrine.


Sep 26

Day 23

Aujourd’hui c’est le grand jour. Oui oui. C’est le jour du shopping ! 

Kelly a gentiment propose de m’emmener faire de shopping dans le quartier de lower east side. Elle dit que c’est plein de petites boutiques sympas, remplies de trucs sympas. Moins sympas les prix par contre.

On retrouve son amie Laura pour le dejeuner. Elles m’emmenent chez Pies and Thighs. Tres mignon a premiere vue. Ca sent le poulet frit et les tartes, mais surtout ca sent bon les kilos en trop. Pas de probleme, meme pas peur.

Je me regale deja a l’idee de ce que va contenir mon assiette. Kelly demande ce qu’est le chicken biscuit. Miel-beurre-poulet frit- biscuit something. Tres bien je prends ca moi, avec du coleslaw. Les filles elles optent pour une salade… bien, tres bien, ca me va moi de jouer la petite francaise bouboule.

Mon plat arrive… oh lala. Dans un pain qui ressemble a un scone, une beau morceau de blanc de poulet frit. Du pain s’ecoule une riviere de beurre sucre. 

Je ne regarde pas ce qui se passe a cote, c’est pas bon pour la culpabilite. 

On termine, regarde rapidement la carte des desserts. Mais malgre l’envie, la place manque. La key lime pie, ce sera pour une autre fois.

Laura nous quitte et Kelly et moi marchons vers le Williamsburg Bridge. Depuis le temps que je voulais traverser la riviere a pied… Il fait tres chaud. Mais voir la riviere d’en haut, et les iles aux loin… Manhattan sur l’autre rive.

Il nous a fallu peut etre vingt minutes pour traverser, et on a pris notre temps, enfin surtout moi, pour prendre des photos. C’est fou le temps qu’on prend a faire des photos… et le temps qu’on fait perdre aux autres.

Nous arrivons aux portes de l’Essex Street Retail Market. Un marche couvert plein de tresors, de petits magasins alimentaires et d’aliments exotiques. 

On ressort et c’est la que va commencer le marathon shopping. Les rues regorgent de petits magasins de vetements/bijoux/chaussures. Difficile de faire un choix alors on les fait toutes. Friperies, multimarques, grandes enseignes. 

On passe par Little Italy. Les rues sont barrees pour un fete italienne.  Decorations aux couleurs de l’Italie, du monde, du bruit, des cantuccini.

Notre course contre le porte monnaie plein se poursuit sur Broadway. 

Quelques pieces me font envie mais je n’ai pas de coup de foudre alors je garde mes mains dans mes poches. 

Madewell/Urban Outfitters/H&M/Topshop/JCrew/APC… je ressors les mains vides et le porte monnaie plein. Parce que meme avec le dollar plus bas que l’euro, les fringues sont cheres et mes boutiques parisiennes me manquent…

Pour info, je suis rentree les mains vides et les pieds fatigues.


Sep 25

Day 22

Aujourd’hui, mardi, je prends le temps ce matin de travailler un peu, envoyer des emails ca et la. Surtout la.

Je reste a l’appartement, au calme, au frais. Je mange et attends des nouvelles de Graham. Nous devons nous retrouver dans l’apres midi pour aller voir l’exposition Matisse au Moma. Il travaille dans une galerie sur l’installation d’un artiste dont j’ai oublie le nom. 

Il m’appelle vers quatorze heures et je prends le metro pour le retrouver a la galerie dans chinatown. En sortant du metro, je cherche la nom de la rue, sans succes… ah oui ca doit etre la seule rue sans nom, la bas a droite. 

Alors la galerie, c’est en fait juste une salle en bas d’un immeuble. Une salle d’exposition pour une seule oeuvre, parce qu’il n’y a pas vraiment la place pour autre chose. L’oeuvre est en beton et Graham m’explique qu’il est ravi de ne pas avoir eu a porter les morceaux.

Soudain, Graham a un eclair de genie qui va ruiner nos plan. Le Moma est ferme le mardi, c’est bien ca? Oui. Nous somme mardi. Oui. Donc le Moma est ferme aujourd’hui. Oui.

On va donc se balader dans le quartier. Il m’emmene dans un record store. Dans lequel je n’achete rien pour deux raisons. Un : trop cher, et deux : je peux trouver moins cher sur le net.

On croise un building a l’architecture peu commune. Un batiment de Cooper Union, une ecole des sciences et de l’art. De l’architecte Thom Mayne.

Apres ca nous allons prendre le gouter chez De Robertis, une patisserie italienne celebre, parait-il. Ca sent le biscuit ici. Dans les vitrines, des dizaines de formes et couleurs differentes de biscuits secs. Je m’apercois plus tard qu’ils ont tous le meme gout, ou presque. J’en prends une petite dizaine, en suivant mon instinct et en me disant que le vert n’est pas une tres bonne couleur pour un cookie… le bleu non plus d’ailleurs. 

On s’assoit a la seule table situee en dehors du magasin. Un peu en contrebas de la rue, je partage avec difficulte ma ration de sucre. 

Graham regarde les horaires de cinema… parce qu’il y a ce documentaire sur Harry Nilsson qu’il veut absolument voir. Moi j’ai pratiquement aucune idee de qui est ce gars mais si ca fait plaisir a Graham, ca me fait plaisir aussi. Et puis j’irai bien au cinema.

On va donc voir ce fameux film dont il me parle depuis des jours pour ne pas dire des semaines. Et je dois dire que j’ai aime. Pas trop long, pas chiant, interessant meme. Harry Nilsson, c’est un chanteur compositeur americain des annees… oh mais attendez, il y a plus simple, il y a wikipedia. Bonne lecture.

Ah oui, il faisait plutot chaud aujourd’hui, donc moi j’ai pense robe. J’ai pas pense clim trop forte dans la salle de cine. Je me suis gelee. 

QUand nous sommes sortis, il faisait nuit noire. C’est tellement agreable de marcher dans la ville la nuit. Tout est encore bien vivant. Tout est allume, ouvert, brillant.


Day 21

Lundi. Le jour du menage. De la lessive et de la vaisselle. Que de loisirs atrayants en cette journee ensoleillee.

Mais d’abord le petit dejeuner. Moment tres important de la journee, surtout quand Graham a la gueule de bois a cause de la nuit precedente. Apres le resto hier soir nous sommes alles au N°07, un bar tres sympa a la decoration ‘baroque’, donc assez sombre mais c’est peut etre mieux comme ca. J’ai pas vraiment besoin de faire un dessin, les bieres se sont succedees plus vite que l’eclair.

Et voila donc le resultat. Port de lunettes de soleil obligatoire.

Direction le cafe El Beit, cafe prefere de Graham, ces derniers temps. Ambiance chaleureuse, bonne musique et surtout tres jolie cour a l’arriere. Calme. Les gens ici respectent leurs voisins. Dans les cafes ici, tu peux travailler dans le calme et tu n’as pas besoin de mettre tes ecouteurs. 

Je prends un croissant qui m’a l’air apetissant. C’est probablement le seul croissant de New York qui est un un croissant. Je n’ai rien dit a la serveuse mais le truc a cote qui ressemble au croissant mais avec du chocolat et une forme differente, ben c’est pas un croissant, c’est un pain au choco. Je laisse passer pour cette fois mais quand les americains nous volent des trucs, ils pourraient au moins leur donner leur vrai nom.

On repasse par l’appart pour recuperer le linge sale et on va a la laverie. Explication: personne, ou presque, ici, n’a de machine a laver le linge. Donc il y a une laverie a chaque coin de rue, et les machines tournent sans cesse en decale.

Je fais la vaisselle, Graham prend le temps de s’organiser. Decider de par ou commencer prend du temps, oui. Je suis dispensee d’aspirateur mais ne veut pas rester la a regarder/ecouter le ronflement de la machine.

Je pars donc faire un tour… je dois avouer que je ne suis pas tres bonne humeur et que je ne voulais pas attendre qu’il ait termine. Donc je suis partie marcher dans le quartier.

Je passe a l’epicerie m’acheter un yaourt et des bunnies au choco pour me remonter le moral. Puis je vais dans le jardin, je m’assois et deguste mon premier yaourt depuis que je suis de l’autre cote de l’Atlantique. 

Apres quelques minutes, un petit chat roux, trop mimi, passe le grillage et marche vers moi en miaulant. Affectueuse, la petite boule de poils se frotte et cherche les carresses. Tu es tombee sur la bonne personne minette. Voila ce qu’il me fallait, un peu d’affection feline. Je joue avec elle.

Pendant ce temps, les moustiques se regalent. Ils ont du me prendre des litres de sang en quelques heures. Je ne les ai pas senti, je les ai vu. Ils ont du se dire tient du sang francais, zero gramme d’alcohol, profitons en. A l’attaque. Ils sont differents des notres, ils sont noir avec des petits points blanc, et plus gros, et pas peureux du tout ces pourritures. Je n’ai pas de photos a l’appui mais je le jure, ce sont des monstres.

Ce soir Graham doit travailler pour l’association de quartier qui propose des paniers fruits et legumes bios de petits producteurs. Il part donc a six heures et moi je reste tranquille a l’appart. Je le retrouve plus tard, quand j’en aurai envie.


Sep 24

Day 20

Aujourd’hui, dimanche, direction le sud. Enfin c’est une facon de parler parce que Prospect park c’est plutot au milieu de Brooklyn. Un grand parc designe par les memes que Central Park. Donc supposement sympatique et spacieux.

On enfourche nos bicyclettes. La mienne ayant quelques defauts de freinage. Et un style vintage a souhait… Si seulement Graham n’avait pas mis du scotch orange sur le guidon… Bref, en route vers le parc, on traverse des quartiers tres differents. Passe sous un pont, observe les foules devant les eglises, risque notre vie dans le virage. 

Ah oui et on passe a cote de cette arbre couche sur le toit d’une voiture. Scene assez irrealiste quand on sait que la tornade est passee il y a trois jours. Remarque comme ca au moins, personne ne la vole ta voiture.

Puis on arrive sur un grande place avec une arche. Un grand rond point qui ressemble a celui de l’arc de triomphe en plus modeste, avec quelques chevaux en bronze en plus. On entre dans le parc. Un route pour les velos et autres moyens de deplacement sans moteur, fait le tour du parc. On croise des gens avec leurs barbecues et le salon qui va avec.

On tourne pour ce poser un moment. Graham m’explique que c’est son petit coin de paradis, qu’il a decouvert la derniere fois. Moi, je vois surtout les detritus qui nous encerclent. 

Au loin, j’apercois la grande pelouse. Frisbee, baseball et autres sports impliquant un lance de balle. C’est un endroit tres paisible, on peut imaginer la circulation des voitures autour du parc mais ca n’altere en rien le calme qui nous entoure. 

Habituee a ma bicyclette sans freins, je remonte a velo avec plaisir pour faire le tour du parc.

On passe a cote d’un conservatoire de la faune et flore du parc. Magnifique batiment les pieds dans l’eau. 

Graham veut absolument que je vois les joueurs de djambe… Il dit que c’est un spectacle a voir et que les danseurs finissent possedes, a danser comme des poulets. Je ne sais pas quelle partie de cette histoire est vrai mais point de danse du poulet aujourd’hui. Juste une vingtaine de musiciens dans le rythme. Bon, je vais etre honnete, il y avait bien cette femme forte avec des plumes sur la tete mais de la a la comparer a un poulet…

Un peu plus tard nous retrouvons Kelly et Matt, un ami a elle. Ils sont sur la pelouse et nous attendent avec un sac plein de jeu de plein air. Matt installe un jeu de croquet et nous explique les regles tres strictes de ce jeu tres decale.

Je prends un tres bon depart mais je me fais rattrapee par Matt qui gagne la partie. Je finis deuxieme, fiere de moi… apres avoir envoye valser les balles des autres deux ou trois fois (oui, c’est une regle). Quand tu tapes la balle d’un autre, tu as le choix entre rejouer ou taper la balle de ton adversaire pour l’envoyer dans les rosiers. Une regle tres apreciable qui permet de faire passer ces petites rancoeurs qu’on a bien au fond de soi.

Je vis ma premiere experience de baseball - enfin la c’etait du waffle ball - meme principe sauf que tout est en plastique. Et je passe sur l’activite frisbee, il faut que je fasse pipi.

Quand on en a eu marre, et que le ciel est devenu couleur mechant orage, on a pris notre bazar et on a marche vers la sortie. Sur notre chemin, j’ai pu constater les degats de la tornade. Beaucoup d’arbres sont a terre, et certaines entrees du parc sont condamnees pour cause de chute d’arbres trop importante. 

Matt nous emmene chez lui pour deposer nos jouets et on va manger tous ensemble dans un petit retaurant mexicain. 

Non seulement l’endroit est mignon et chaleureux mais en plus la nourriture est divine. Je ne m’en suis toujours pas remise. Et rien que d’en parler, j’ai faim.


Sep 21

Day 19

Samedi matin.

La journee commence doucement et Graham prepare le petit dejeuner. 

Aujourd’hui, nous allons avec Kelly a Coney Island. YEAH!

Mais avant ca, le petit dejeuner. Des oeufs, du pain, du beurre, du jus d’orange et de la confiture… il faut bien ca pour tenir jusqu’au dejeuner, qui va s’averer etre un echec total de mon point de vue.

Je vous presente les Cupeggs de Graham. 

Direction donc Coney Island en metro…

…ca prend un peu de temps en effet, mais bon c’est pas insurmontable. Nous arrivons en debut d’apres midi, et le soleil brille. Et la grande roue tourne, le grand huit grince et les filles crient. Un parc d’attraction tout droit venu des annees 80… ce qui n’est pas vraiment rassurant. Peu importe, je ne suis pas une amatrice des attractions a sensations fortes.

Je prefere de loin marcher la promenade qui longe la plage, et observer tout ce qui s’y passe. C’est un tout autre monde ici… et ca c’est vraiment une des particularite de New York, tu quittes la ville et tu te retrouve dans un autre monde apres 45 minutes de metro.

Les gens semblent eux aussi restes dans les annees 80… imprimes panthere, jambieres fluos et casquettes decolorees se croisent sur la plage.

Le long de la promenade, fast food en tout genre servent a peu pres tous la meme chose, au meme prix, alors tu choisis juste celui qui te plait le plus. Onion rings, french fries, corndog, crevettes… presque toute la nourriture servie est frite. On opte pour la maison du poulet mais aucun de nous trois ne prendra de poulet. Moi, je commande un truc qui a l’air bon sur le papier… je n’aurais pas du. J’ai pas pu… au bout de trois fourchettes, j’ai eu envie de vomir. Je ne sais pas pourquoi mais ce met avait un gout de parfum, et une texture de pate pour chien… l’odeur? je prefere ne pas m’en rappeler. J’ai donc fais passer le gout avec des onion rings. Toujours se fier aux valeurs sures de la gastronomie.

On marche ensuite vers Brighton Beach, et se rapproche du quartier russe/juif. Pas besoin d’etre un sociologue pour s’en rendre compte, il suffit de regarder les enseignes et les vetements.

Je pourrai passer des journees entieres a regarder la foule de Brighton beach defiler. Oui defile, c’est le mot qui convient. 

C’est une chose qui nous manque selon moi a Paris, pouvoir changer d’univers en 45 minutes en metro. Ici on trouve la mer.


Day 18

Ce matin, je me prepare pour aller au Guggenheim. Oui, c’est ouvert le vendredi. 

Je prends donc le metro et m’arrete a la 86eme. Je remonte Madison Avenue jusqu’a la 89eme, tourne et apercois la bete, au loin. J’ai un tres bon souvenir de ce lieu. Et le picnic dans Central Park la nuit (nous devions etre fous parce que tous les newyorkais me disent que Central Park la nuit, ca craint)…

Bref, j’arrive devant le Guggenheim, et je suis de nouveau impressionnee par l’architecture. Ce musee ressemble a un gros gateau recouvert d’un glacage au chocolat blanc, avec des couches de ganache au chocolat noir entre chaque genoise. Un gateau de mariage…

Il y a une sacree file pour acheter un ticket… mais moi, je suis membre, j’ai ma carte. Alors la file, je la regarde de loin, un petit sourire en coin et je passe mon chemin. Jusqu’au bureau special membres.

Je suis un peu decue de voir que les etages de la rotonde sont en cour d’installation donc innaccessible. Dommage quand on sait que c’est justement la rotonde qui fait toute la particularite de cet endroit.

Je me faufile entre deux touristes perdus pour attraper de justesse l’ascenceur et monter au 4eme etage, ou je tombe sur une exposition de tableaux au titre  evoquateur : Paris and the Avant-Garde. Il ne m’en faut pas plus pour tourner les talons. Deja vu.

Je tombe ensuite sur Julie Mehretu : Grey Area.

De grands formats, des lignes a l’encre parfaites, des taches et des couleurs diluees. J’ai beaucoup aime meme si j’aurai voulu en voir un peu plus.

Je fais un tour rapide dans la boutique du musee, mais rien de retient mon attention. Meme pas un truc sympa pour Nico…

Je quitte le Musee. J’ai rendez-vous avec Eunice et Liam son fils devant la Neue Galerie. Ils ont les bras plein de sacs, eux memes plein de nourriture pour faire un picnic dans Central Park. Nous allons sur un cote du Met. La, assis sur de gros cailloux, nous degustons petits pains, jambon et fromage de chez Dean et Deluca.

Apres le repas, direction le zoo de Central Park. Tres joli petit zoo paisible au milieu de la ville. Tout est tres bien entretenu, tres propre.

Nous entrons dans la partie tropicale. Un building au ciel en verre qui laisse passer la lumiere. J’ai l’impression d’entrer dans un jungle, et les oiseaux sont en liberte, volent au dessus de nos tetes, comme dans la nature, tous plus colores les uns que les autres. C’est etonnant comme ils ont l’air dans leur element.

Un stop au bassin des lions de mer qui recoivent leur gouter. D’ailleurs je prendrais bien un gouter moi aussi…

Un passage dans le batiment des pingouins et oiseaux des poles (ca sent drolement fort le poisson… enfin ca pue quoi), un moment d’extase devant les ours blancs qui se dorent le poil au soleil, et une longue attente devant le parc des pandas rouges qui ont visiblement decide de rester invisibles.

Nous quittons le zoo pour aller chez Serendipity, prendre un gouter digne de ce nom. J’ai du mal a imaginer que la derniere fois que je me suis assise ici, c’etait il y a six ans. Je m’en souviens comme si c’etait hier. J’avais commande une glace aussi grosse que ma tete. Cette fois je reste serieuse et opte pour une (enorme) part de chocolate cake et un english afternoon tea. Eunice, elle, commande une glace pistache/quelque chose noyee dans un coulis de caramel… C’est typiquement le genre d’endroit ou j’oublis le reste, je me concentre sur mon gateau. Je ne mens pas, je me suis bien goinfree mais la batterie de mon appareil photo m’a une fois de plus fait defaut…

Je quitte Eunice et Liam en fin de journee et rentre a Brooklyn ou Graham m’attend.


Day 17

Il fait gris aujourd’hui, un peu de vent mais pas froid.

J’ai dormi jusqu’a dix heures. J’ai eu du mal a trouver le sommeil cette nuit et fait des reves bizarres. Ah oui et j’ai reve que je rencontrai ma soeur dans les rues de New York, puis Nico… et un couple que je ne connais pas. Ils sont la pour le mariage de ce couple qu’ils ont rencontre a l’aeroport (!).

La suite?, je ne m’en souviens pas et du reste non plus d’ailleurs. J’imagine que ca fait cet effet la quand on demenage plusieurs fois en peu de temps, ca tourne la tete.

J’ai prevu d’aller au Guggenheim aujourd’hui, malgre le mauvais temps que me donne la flemme de quitter l’appartement. Je regarde sur le site du musee. J’ai ete bien inspiree, c’est ferme le jeudi (!).

Aujourd’hui sera donc un jour des plus calme et normal… enfin c’est sans compter sur la tornade qui va detruire New York en fin d’apres-midi (!)

Je vais me faire un bon lunch et une tarte aux pommes comme les americains n’en mangent pas. Avec du beurre, beaucoup de beurre, et du sucre, beaucoup de sucre. 

Je pars faire un tour dans le quartier. C’est plutot sympa finalement Brooklyn. C’est plein de petites boutiques, de restos qui donnent envie, de gens tatoues et de chiens de categorie 3.

J’ai notamment trouve cette petite boutique sur Bedford Avenue qui vend des ustensiles de cuisine. Deux ou trois magasins de fringues en tout genre et une boutique de design scandinave.

Je passe au (petit) supermarche, oui parce que c’est pas vraiment un endroit ou tu peux trouver tout ce que tu veux, de moins quand tu viens de Paris, pour y acheter les ingredients dont j’ai besoin pour la tarte. C’est difficile de se rendre compte combien les habitudes alimentaires sont differentes. Et combien il est difficile de trouver une pate feuilletee dans ce pays! Et puis rien ne ressemble a ce que je connais a part les fruits et les legumes. Et pourquoi le lait half&half, c’est en fait de la creme (?)…

Et puis je rentre me faire a manger et je travaille un peu sur mes projets personnels.

Apres de nombreuses reclamations, voici le paragraphe ”Tornade sur New York”. En fin d’apres-midi, le ciel est devenu tres, tres gris, presque noir, mais bon, la nuit tombait donc c’est un peu trompeur. Et puis la grele s’est mise a tomber… plutot des balles de baseball d’ailleurs que des grains de riz, le vent a souffle tres fort et puis ca s’est arretete. Les jours qui ont suivi, tout le monde parlait d’une tornade sur la ville, et moi j’etais la, come on, une tornade (!?!) Bref, j’y ai pas cru.

Ce soir nous retrouvons Kelly et un couple d’amis de Graham au Caracas Arepa Bar, restaurant venezuelien. YUM! Dans des pains de mais, legumes revenus, babanes plantin, epices et fromage fondu. 


Sep 19

Day 16

Mercredi matin, fraiche des le reveil, ou preque, je prends le petit dejeuner avec Graham. Et puis je pars vers Grand Central ou je vais prendre le train pour le Jardin Botanique de New York, situe dans le Bronx.

Je suis tellement excitee de prendre le train a Grand Central que j’en ai mal au ventre, je suis stressee. Et si je ne trouvais pas ma voie…

Le metro a decide de faire une pause ce matin et ne me laisse pas d’autre choix que de prendre le bus. Premiere fois que je prends le bus a New York depuis que je suis arrivee. C’est sympa mais quand on se trompe de bus, ca l’est moins. Enfin, j’ai pris le bon bus mais va savoir pourquoi il n’a pas continue sur Broadway… 

Me voila donc au mauvais arret, a devoir revenir sur mes pas, reprendre Broadway, descendre jusqu’a la 96eme, donc a peu pres une vingtaine de rues entre moi et ma destination finale. Bon ca ne semble pas tres loin dit comme ca mais c’est un peu long quand on a autre chose a faire. 

J’arrive finalement a Grand Central Station.

Ce n’est qu’en 1998 que le plafond du hall central n’a ete decouvert, au cour d’une renovation, tel qu’il est aujourd’hui.

Cette gare est monumentale. Des voies de trains de tous les cotes, a tous les etages. Des lustres dignes d’un hotel de luxe, des commerces, des restaurants, un bar a huitres, et beaucoup de voyageurs… Je pourrais passer des heures a etudier chaque coin, mais j’ai un train a prendre. Perdue comme une touriste que je suis, je demande a l’accueil ou prendre le train “Track 30, 13h25”… Vais acheter un billet. Je n’ai que 50 dollars et la machine ne veut rien entendre donc je vais au guichet, obtient mon billet et me rends voie 30 direction le Bronx.

Quatre gares avant mon arret… dont une qui sonne particulierement bien : Melrose. Oui, je suis passee par Melrose aujourd’hui

Arrivee a la station Botanical Garden, je marche quelques centaines de metres.

Le soleil brille, je suis ravie. Des l’entree, encore un de ces petits marches ‘organic’, des belles pommes et des jus frais. Quand je vous dis qu’ils sont partout.

Je passe mon chemin et regarde sur le plan du jardin par ou commencer. Je dois dire que j’ai une petite preference immediate pour le Wild Wetland Trail. Une espece de marecage, une nature sauvage, une faune vivante. Oui bien vivante. Je dis ca parce que certes, il y a plein d’ecureuils et d’oiseaux, mais il y avait aussi un seprent (!). Pas un boa non plus, mais quand meme.

Je decide ensuite de faire une pause dejeuner au cafe du parc. Un sandwich BLT, un petit paquet de chips sour cream and onion. Des perruches s’invitent a ma table.

Je repars ensuite jusqu’aux serres du parc, la roseraie mais les rosiers ne sont pas tellement en fleurs…

… et reviens par la foret. Le parc est immense, et je me perds au milieu du bois. Un peu stressee de me retrouver toute seule au milieu de nulle part, j’accelere le pas. 

Je vais ensuite jeter un coup d’oeil vers le conservatoire, qui est en travaux donc je ne peux qu’admirer le batiment de l’exterieur et jeter un coup d’oeil aux plantes a travers les vitres. Dommage. 

Je reprends le train pour revenir a Manhattan, un peu fatiguee d’avoir marche toute la journee. 

Definitivement une des plus belles journees que j’ai passe ici. Ce jardin est dans mon top ten des lieux a ne pas manquer.


Sep 16

Day 15

Mardi matin.

Julie, ses sacs et son ordi demenagent.

A Brooklyn pour la deuxieme partie de mon trip.

J’ai donc tout prepare et Graham est venu me chercher, gentil le garcon. C’etait sans savoir qu’il allait porter le plus gros de mes affaires. Nous sommes donc descendus a Williamsburg en metro et je me suis installee, litteralement. 

Nous voulions aller faire un tour de velo, alors on a pris le petit bleu au fond du jardin qui, si on ecoute la legende, est arrive un jour la et n’est jamais reparti. Le bleu donc, qui possede un petit style retro, mais a surtout besoin d’un bon regonflage. Et comme Graham aime faire les choses bien, il verifie tout, mais quand je dis tout, c’est tout (!) Pneus, selle, freins (bof), chaine… Et donc quelques heures plus tard (et une pompe ruinee) et plus beaucoup de temps de soleil devant nous, Graham m’emmene faire un tour autour de son bloc.

Nous pedalons jusqu’au Williamsburg Bridge, que nous n’empruntons pas pour cause de trafic de cycles trop important. Passons devant un concert en plein air, et nous arretons sur un terrain de foot. Le soleil se couche et la musique raisonne.

Apres ca, un stop chez Snacky, petit restaurant chinois sympa ou je suis deja allee… et direction le surf shop.

Concert dans le sous-sol. Big search suivi de Beach Fossils.

Big Search