35 days in NYC

Oct 2

Day 27

Le ciel est gris aujourd’hui et c’est dommage parce que nous prenons les velos pour aller sur Atlantic Avenue pour l’Atlantic Antic Festival, qui a lieu une fois par an. J’ai vu des affiche un peu partout et j’ai demande a Graham s’il connaissait, non, on peut y aller, oui.

C’est dans Brooklyn mais plus au sud. La rue part de l’East River et reviens dans Brooklyn sur une vingtaine de blocs. Juste pour que vous realisiez un peu l’ampleur de la manifestation.

Je ne sais pas vraiment a quoi m’attendre mais je sais que Arms, ce groupe que j’aime bien, joue for free dans la rue. Et qu’il y a d’autres scenes un peu partout.

Et puis je ne connais pas cette partie de Brooklyn alors c’est l’occasion de voir autre chose. Et a velo, c’est bien parce que je peux tout voir sur le chemin, par opposition avec le metro. Le seul probleme c’est que je n’ai pas encore trouve le moyen de faire du velo et prendre des photos en meme temps. Je pensais me faire un casque avec declencheur a distance… j’aurais probablement l’air stupide mais au moins j’aurais des photos de tout.

En route pour le festival, nous longeons les docks, certains encore en activites, d’autres en decomposition… un peu comme ces immeuble de rues fantomes. Pas beaucoup d’etres vivants dans cette partie de la ville, mais beaucoup de construction laissees a l’abandon, en decomposition.

Nous arrivons dans le quartier de Brooklyn Heights. Pour faire court, c’est un quartier riche. Ca se voit au premier coup d’oeil. Les immeubles possedent gardien et ascenceur. On se croirait dans Manhattan mais sans l’etre. Des familles avec poussettes, des jeunes couples propres sur eux et des personnes agees qui vendent sur les trottoirs les derniers tresors de leur grenier.

On gare les velos et on descends sur Atlantic Avenue. Ca sent la saucisse grillee et les dimanche en famille…

La foule est dense et coloree. On se fraie un passage jusqu’au bord des marchands et on remonte la rue en attendant l’heure du concert. De nombreux petits artisants du coin ont leur stand, beaucoup de bijoux, des ceramiques et surtout de la bouffe.

Quelques scenes, ca et la. Un groupe d’hommes, d’un age avance, chante des classiques du rock, des Rolling Stones a Bruce Springsteen. Tres en forme, ils enchainent les succes et rejouissent un public seduit.

On fait demi-tour pour aller voir Arms jouer, un peu plus bas sur l’avenue. On arrive alors que le concert est deja commence… mais pas depuis longtemps apparemment, parce qu’on est les seuls devant la scene, ou presque. J’imagine que c’est comme ca quand tu commences a jouer en public… tu te retrouves a jouer devant deux personnes qui se sont en fait perdues, et tu dois quand meme faire le show.

La foule s’amasse petit a petit et j’aime a penser que j’y suis pour quelque chose. Vous savez, vous voyez des gens qui ecoutent alors, curieux, vous decidez de vous arreter aussi…

Le concert termine, la faim se fait sentir. Apres tout, il est plus de seize heures et le dernier repas date de ce matin…

On passe dvant le stand de roll au homard mais la queue fait tout le bloc (comprendre bien trop longue pour la taille/le prix du sandwich. Douze dollars pour un pain a hotdog rempli de crabe de luxe, non merci. En deux boucher c’est expedie.

On passe notre chemin et malgre l’impression d’abondance, on remarque vite que tous les stands de nourriture se repetent a chaque bloc. Le choix est donc finalement limite si tu supprime le trop gras, et le trop sucre. On s’arrete aux falafel, croyant miser sur du sain. Ah ben ca pour etre sain, ca l’est. La serveuse nous remplit un pain sec de salade iceberg et pose trois boulettes de la taille d’une noix sur le dessus. Arrose le tout d’une sauce blanche sans gout et de trois aubergines qui se battent en duel. Le tout pour huit dollar, par sandwich, oui oui.

Decue et non repue, je m’attaque a ma key lime pie achetee plus tot. Graham lui, s’offre une glace a la confiture de lait.

On a trouve la chaussette la plus douce du monde (trop douce)…

Et puis nous sommes remontes sur nos bicyclettes pour rentrer avant la nuit. En faisant, tout de meme, un petit stop sur le bord de l’eau dans le quartier de Dumbo.

Nous avons termine ce dimanche fantastique dans une petite salle de cinema, situee au rez de chaussee d’un immeuble… pour y voir The man without a map de Hiroshi Teshigahara. 


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