Day 31
Ca fait quelques jours deja que j’ai prevu d’aller au Noguchi Museum… il fallait juste que je trouve le bon jour. Apparemment aujourd’hui n’est pas le meilleur… mais je suis partie pour alors je ne vais pas revenir en arriere.
Cote praticite, pour s’y rendre, on a fait mieux. Surtout que se deplacer en metro dans Brooklyn de bas en haut (ou de haut en bas), c’est pas vraiment simple… ca ne se fait pas trop meme, enfin pas du tout, parce que, je me repete, c’est pas pratique.


On commence par chercher la ligne G pendant quelques quart d’heures…

On ajoute a cela le fait que je n’ai pas envie de depenser trop de sous dans les transports mais aussi et surtout, pas envie de passer par Manhattan pour revenir plus haut dans Brooklyn. Flemme+plus de sous=julie perdue dans Long Island City.


Heureusement que je me repere avec l’East River… et le Queensboro Bridge, que je reconnais, parce que sinon, je n’y serais probablement jamais arrivee. J’ai peut etre marche tout droit pendant une bonne heure, sous le ciel gris et lourd de ce jeudi.


En y repensant, j’ai peut etre emprunte un chemin pas tres sur… c’est Graham qui m’a fait peur apres coup. Mais je ne me suis pas sentie en danger, moi, alors je me dis que c’est tout aussi bien comme ca.
Apres une longue marche, donc, je croise trois touristes asiatiques et je me dis que je suis sur la bonne voie.
En effet, j’arrive devant une facade en beton brut, et suis la fleche qui indique la petite porte d’entree…

Une fois le ticket d’entree achete, on entre dans une espece de hangard en parpaing ou sont expose des oeuvres en pierre et bois de monsieur Noguchi.
Le jardin est un havre de paix, et apres ma longue marche, je m’asssois sur un banc, retire mes chaussures et attends. Les bambous se frottent les unes contre les autres. Le temps est humide et lourd. Ma peau colle.



A l’interieur, de nombreuses oeuvres realisees sur toute une vie… des projets et des plans. Des realisations aux quatre coins du monde…

Quand je ressors, le temps s’est rafraichi, et le vent s’est leve. Je connais maintenant le chemin jusqu’au metro et la distance qui je dois parcourir. Courageuse, je marche contre le vent, seule sur les trottoirs de Long Island City.
